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Choses à Savoir - Culture générale
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1 Pourquoi un écran tactile ne fonctionne-t-il pas avec des gants ? 1:53
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Les écrans tactiles sont omniprésents dans notre quotidien, que ce soit sur les smartphones, tablettes ou guichets interactifs. Pourtant, si vous avez déjà essayé d’utiliser un écran tactile avec des gants ordinaires, vous avez sûrement remarqué qu’il ne réagit pas à vos gestes. Ce phénomène s’explique par la technologie des écrans capacitifs, qui dominent aujourd’hui le marché. Le fonctionnement des écrans tactiles capacitifs La plupart des écrans tactiles modernes utilisent la technologie capacitive. Contrairement aux anciens écrans résistifs (qui réagissent à la pression), les écrans capacitifs fonctionnent grâce à des champs électriques et à la conductivité des matériaux. 1. Un champ électrique est généré : L’écran est recouvert d’une fine couche de matériau conducteur, souvent de l’oxyde d’indium-étain (ITO), qui crée un champ électrostatique sur sa surface. 2. L’interaction avec le doigt : Lorsque vous touchez l’écran avec un doigt, qui est naturellement conducteur grâce aux ions présents dans la peau, une petite charge électrique est absorbée, modifiant le champ électrostatique. 3. La détection du contact : Des capteurs situés sous l’écran détectent cette perturbation et localisent précisément le point de contact, permettant ainsi de déclencher une action (comme l’ouverture d’une application ou le défilement d’une page). Pourquoi les gants bloquent-ils l’interaction ? Les gants traditionnels posent un problème majeur : ils ne sont pas conducteurs. La plupart des gants sont faits de coton, de laine, de cuir ou de matières synthétiques, qui ne transmettent pas l’électricité. Lorsqu’un gant est porté, il isole la peau de l’écran, empêchant la charge électrique de circuler entre le doigt et la surface tactile. Résultat : l’écran ne détecte pas le contact et ne réagit pas. Comment utiliser un écran tactile avec des gants ? Face à ce problème, plusieurs solutions existent : 1. Les gants tactiles : Ces gants sont dotés de fibres conductrices (souvent en argent ou en cuivre) intégrées au tissu, permettant la transmission de l’électricité. 2. L’usage d’un stylet capacitif : Un stylet conçu pour les écrans capacitifs imite le comportement du doigt en transmettant une charge électrique. 3. L’humidification légère du gant : Dans certains cas, humidifier un peu le bout du gant peut améliorer la conductivité, mais ce n’est pas une solution très pratique. Conclusion Un écran tactile ne fonctionne pas avec des gants classiques car ceux-ci ne sont pas conducteurs et empêchent la transmission du courant électrique entre le doigt et l’écran. Pour pallier ce problème, des gants spéciaux avec fibres conductrices ou l’utilisation d’un stylet tactile permettent d’interagir avec les écrans en hiver sans avoir à retirer ses gants. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi tous les drapeaux des pays scandinaves arborent-ils une croix ? 1:59
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Les drapeaux des pays scandinaves – Danemark, Suède, Norvège, Finlande et Islande – partagent une caractéristique commune : une croix nordique décalée vers la gauche. Cette croix, appelée croix scandinave ou croix nordique, symbolise leur héritage culturel et historique commun. Mais d’où vient-elle et pourquoi s’est-elle généralisée ? Une origine danoise : le Dannebrog, le plus vieux drapeau du monde Le premier drapeau à arborer cette croix fut celui du Danemark, connu sous le nom de Dannebrog. Selon la légende, ce drapeau rouge frappé d’une croix blanche serait apparu miraculeusement lors d’une bataille en Estonie en 1219, aidant le roi Valdemar II à remporter la victoire. Même si cette histoire relève du mythe, des documents historiques attestent l’usage du Dannebrog dès le XIIIᵉ siècle, en particulier par les croisés chrétiens. Il est aujourd’hui reconnu comme le plus ancien drapeau national encore en usage. La croix, un symbole chrétien adopté par la Scandinavie La croix nordique symbolise la chrétienté, reflétant l’influence du christianisme sur la Scandinavie dès le Moyen Âge. L’évangélisation du nord de l’Europe, entre le VIIIᵉ et le XIIᵉ siècle, a profondément marqué les royaumes scandinaves, qui ont ensuite intégré cette croix dans leurs emblèmes nationaux. L’influence danoise sur les autres pays nordiques Avec la puissance du Danemark au Moyen Âge, son drapeau a influencé ses voisins : La Suède a adopté son drapeau bleu à croix jaune dès le XVIᵉ siècle, sous le règne de Gustave Vasa, inspiré du Dannebrog et des couleurs des armoiries suédoises. La Norvège, longtemps sous domination danoise, a repris ce modèle en y ajoutant le bleu (inspiré du drapeau français) après son indépendance en 1821. La Finlande, anciennement sous domination suédoise et russe, a adopté en 1918 un drapeau blanc et bleu, inspiré du modèle scandinave. L’Islande, historiquement rattachée au Danemark, a repris la croix nordique en l’adaptant aux couleurs du pays. Un symbole d’unité et d’héritage nordique Aujourd’hui, la croix scandinave représente l’héritage historique et l’identité commune des nations nordiques. Elle témoigne de leur passé chrétien, de leur proximité culturelle et de leur influence mutuelle à travers l’histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi l'iPhone n'est-il pas le premier téléphone tactile ? 1:52
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Excellente remarque ! En effet, le premier smartphone à écran tactile est apparu bien avant l’iPhone, et il s’agissait de l’IBM Simon, sorti en 1994 — soit 13 ans avant l’iPhone d’Apple. Alors pourquoi n’a-t-il pas marqué les esprits comme l’iPhone l’a fait ? Voici l’explication. IBM Simon : un smartphone avant l’heure L’IBM Simon Personal Communicator est considéré par beaucoup comme le tout premier smartphone de l’histoire. Commercialisé aux États-Unis en 1994, il combinait pour la première fois : un téléphone mobile, un agenda électronique (PDA), un calendrier, un carnet d’adresses, un système de fax et de mails, et surtout : un écran tactile monochrome utilisable avec un stylet. On pouvait même y installer des applications supplémentaires via des cartes mémoire PCMCIA. Bref, une vraie petite révolution pour l’époque. Pourquoi n’a-t-il pas eu le succès de l’iPhone ? Malgré son avance technologique, l’IBM Simon a souffert de plusieurs limites majeures : 1. Autonomie catastrophique : Sa batterie tenait à peine une heure en usage actif. À l’époque, c’était rédhibitoire. 2. Taille et poids : L’appareil pesait plus de 500 grammes et mesurait 20 cm de long. Plus proche d’une brique que d’un téléphone portable pratique. 3. Technologie immature : L’écran était lent, peu réactif, et l’interface n’était pas intuitive. Rien à voir avec la fluidité d’un iPhone. 4. Prix élevé : Environ 900 dollars à sa sortie (plus de 1 600 dollars actuels avec inflation), et avec un contrat téléphonique obligatoire. 5. Infrastructure mobile peu développée : En 1994, l’accès aux mails ou à des services en ligne depuis un mobile restait très limité. Il manquait tout un écosystème. Résultat : l’IBM Simon s’est vendu à environ 50 000 exemplaires avant d’être retiré du marché au bout de 6 mois. L’iPhone : le bon produit au bon moment Lorsque l’iPhone sort en 2007, le monde a radicalement changé : Internet est devenu mobile et rapide (3G), Les écrans capacitatifs multitouch sont beaucoup plus réactifs, Apple propose une interface révolutionnaire, sans stylet, Et surtout : un écosystème d’applications simple et puissant via l’App Store. L’iPhone n’était pas le premier, mais il était le premier à vraiment réussir à rendre le smartphone tactile intuitif, agréable, grand public et connecté. En résumé L’IBM Simon était un pionnier du smartphone tactile, mais trop en avance sur son temps. Il a ouvert la voie, mais c’est l’iPhone qui a su faire du smartphone un objet de masse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi dit-on "septembre" alors que ce n'est pas le septième mois de l’année ? 1:44
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L’étymologie du mot "septembre" pose une question intrigante : pourquoi un nom qui signifie "septième mois" désigne-t-il en réalité le neuvième mois de l’année dans notre calendrier actuel ? La réponse se trouve dans l’histoire des calendriers romains et leurs multiples réformes. Un héritage du calendrier romain À l’origine, les Romains utilisaient un calendrier lunaire de 10 mois, attribué, selon la tradition, au roi légendaire Romulus vers 753 av. J.-C. Ce calendrier débutait en mars (Martius), en lien avec le retour du printemps et le début de la saison militaire. Ce système avait cependant un problème majeur : il manquait environ 60 jours pour correspondre à une année solaire complète. L’hiver n’était pas pris en compte dans le calendrier, ce qui entraînait un décalage progressif des saisons. L’ajout de janvier et février Vers 713 av. J.-C., le roi Numa Pompilius décide de réformer le calendrier en ajoutant deux nouveaux mois d’hiver : Januarius (janvier), dédié au dieu Janus, Februarius (février), en lien avec les fêtes de purification (februa). Le calendrier passe alors de 10 à 12 mois, mais les noms des mois de septembre à décembre ne sont pas modifiés, bien qu’ils aient été décalés. L’impact de Jules César et du calendrier julien En 46 av. J.-C., Jules César réforme le calendrier pour l’aligner sur le cycle solaire et institue le calendrier julien. Il conserve les noms traditionnels des mois, malgré leur nouvelle position. Plus tard, en l’honneur de Jules César et d’Auguste, Quintilis devient Julius (juillet) et Sextilis devient Augustus (août), mais septembre reste inchangé. Conclusion Le nom "septembre" est donc un vestige du calendrier romain primitif. Il a conservé son étymologie d’"ancien septième mois", bien qu’il soit devenu le neuvième après l’ajout de janvier et février. Une preuve fascinante de l’évolution du temps et des traditions héritées de l’Antiquité ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi la Terre est-elle de moins en moins lourde ? 2:38
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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la masse de la Terre n’est pas constante. Elle évolue au fil du temps, à cause de plusieurs phénomènes naturels qui provoquent des gains et des pertes de matière. Et selon les scientifiques, le bilan global est négatif : la Terre perd chaque année environ 55 000 tonnes de masse, soit environ 140 tonnes par jour. Des apports venus de l’espace Chaque jour, la Terre reçoit des matériaux venus de l’espace, principalement sous forme de météorites, de poussières cosmiques et de micrométéoroïdes. Ce phénomène ajoute environ 100 tonnes de matière par jour, soit environ 36 500 tonnes par an. Ces particules sont si petites qu’elles passent généralement inaperçues, mais leur accumulation est constante. La dilatation liée au réchauffement Un autre phénomène, plus discret, est lié au réchauffement climatique. En chauffant, l’atmosphère, les océans et même la croûte terrestre se dilatent légèrement, ce qui augmente très légèrement la masse par l’ajout d’énergie. Cette énergie se convertit en équivalent-masse selon la célèbre équation d’Einstein E=mc2E = mc^2. Cela représenterait environ 160 tonnes supplémentaires par an. Une réaction nucléaire interne qui consomme de la masse Au cœur de la Terre, des réactions de désintégration nucléaire naturelle ont lieu en permanence. Elles produisent de l’énergie thermique, notamment dans le manteau, mais au passage, elles consomment un peu de masse. Ce phénomène entraîne une perte estimée à environ 16 tonnes par an. C’est infime, mais c’est un processus permanent. Des fuites dans l’espace Le principal facteur de perte de masse, cependant, vient de l’atmosphère terrestre. Certains gaz légers comme l’hélium ou l’hydrogène, une fois suffisamment énergisés par le Soleil, peuvent s’échapper dans l’espace. Ces gaz, les plus légers de tous, atteignent parfois la vitesse de libération de la Terre et ne reviennent jamais. Ce processus fait perdre à la planète environ 96 600 tonnes de matière par an. Un bilan négatif En additionnant les apports (+36 660 t/an) et les pertes (-96 616 t/an), on obtient un déficit d’environ 55 000 tonnes par an, soit 140 tonnes par jour. Rapporté aux 6 000 milliards de milliards de tonnes de masse terrestre, c’est négligeable… mais réel. La Terre devient chaque jour un tout petit peu plus légère. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…
L’expression « faire les 400 coups » signifie mener une vie de débauche, commettre des actes excessifs, des bêtises ou des aventures sans retenue. Elle évoque un comportement rebelle, souvent associé à la jeunesse, à l'insouciance et à l'esprit d'aventure. Mais d’où vient cette formule si imagée ? Une origine militaire ? L’hypothèse la plus courante relie l’expression au siège de Montauban en 1621, pendant les guerres de religion en France. À cette époque, le roi Louis XIII mène une campagne contre les protestants (les huguenots), qui se sont retranchés dans la ville fortifiée de Montauban. Les troupes royales, sous les ordres du duc de Luynes, bombardent la ville avec 400 coups de canon, espérant la faire céder. Mais Montauban résiste, et l’armée royale finit par lever le siège sans victoire. Ce récit expliquerait pourquoi « faire les 400 coups » symboliserait des efforts excessifs et désordonnés, souvent sans aboutir à un véritable succès. Cependant, bien que cette origine soit populaire, elle n’est pas prouvée historiquement. Une influence du théâtre et des récits populaires ? Une autre explication vient du vocabulaire du théâtre et de la littérature. Au XVIIᵉ siècle, les expressions comme « faire cent coups » ou « faire mille coups » désignaient des aventures audacieuses, des tours pendables ou des frasques. Les récits de brigands et de chevaliers, très populaires à cette époque, regorgent d’exploits rocambolesques et d’anecdotes exagérées, ce qui aurait pu donner naissance à l’idée d’un nombre symbolique comme « 400 » pour évoquer une multitude d’aventures. L’évolution de l’expression L’expression « faire les 400 coups » apparaît en français au XVIIIᵉ siècle, avec le sens de vivre sans retenue, multiplier les escapades et les imprudences. Elle prend ensuite un sens plus large, désignant des personnes menant une vie mouvementée et indisciplinée. Elle est notamment popularisée par François Truffaut en 1959 avec son film Les Quatre Cents Coups, qui raconte l’histoire d’un jeune garçon turbulent et livré à lui-même, illustrant parfaitement l’esprit de l’expression. Conclusion Qu’elle vienne du siège de Montauban, du théâtre ou des récits de bandits, l’expression « faire les 400 coups » incarne l’idée d’une vie agitée, remplie d’aventures et d’excès. Aujourd’hui, elle est utilisée autant pour décrire des bêtises de jeunesse que des comportements plus extravagants et incontrôlés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi dit-on que Napoléon avait peur des chats ? 2:55
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Ah, la fameuse rumeur selon laquelle Napoléon Bonaparte avait une peur maladive des chats, aussi appelée ailurophobie ! Cette idée est souvent répétée, mais elle est plus légende que fait historique vérifié. D’où vient cette histoire ? L’origine de cette rumeur semble remonter à des anecdotes non sourcées, probablement issues du XIXe siècle, voire de la littérature anglaise satirique. Certains biographes ou auteurs de chroniques de l'époque auraient affirmé que Napoléon était pris de panique à la vue d’un chat, voire qu’il ne pouvait pas rester dans une pièce s’il en voyait un. Mais en réalité, aucune preuve sérieuse ne permet de confirmer qu’il souffrait réellement d’ailurophobie. Dans ses innombrables écrits, lettres, discours, mémoires (et ceux de ses proches), rien ne permet d’attester cette peur. Une rumeur tenace Ce genre de détail — un homme puissant pris d’une peur irrationnelle — alimente naturellement les fantasmes. Il permet de désacraliser une figure aussi imposante que celle de Napoléon, en le ramenant à une faiblesse presque comique. Et comme la peur des chats est perçue comme étrange et inattendue, elle frappe l’imaginaire collectif. D’ailleurs, Napoléon n’est pas le seul personnage célèbre à qui l’on a prêté cette phobie. Jules César, Gengis Khan, Mussolini, voire Hitler sont parfois mentionnés comme partageant cette aversion. Coïncidence ? Pas vraiment. Cela relève souvent de l’arsenal de caricatures utilisées pour humaniser ou ridiculiser les figures autoritaires. Ce qu'on sait vraiment Historiquement, Napoléon était plutôt rationnel, voire cynique. Il ne croyait guère aux superstitions, et s’il avait eu une peur maladive aussi visible, cela aurait été noté dans les nombreux écrits de ses contemporains. Or, aucun général, serviteur ou proche collaborateur ne semble l’avoir signalée. Il existe même des documents qui montrent que Napoléon tolérait les animaux dans son entourage. Par exemple, à Sainte-Hélène, il évoquait parfois les animaux domestiques avec bienveillance. Pas un mot sur une quelconque panique liée aux chats. Pour conclure, voici l’article 528 du Code civil, promulgué par Napoléon en 1804 : Article 528 – Code civil Sont meubles par leur nature les biens qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre. Sont meubles par détermination de la loi les obligations et actions qui ont pour objet des sommes exigibles ou des effets mobiliers ; Les actions ou intérêts dans les compagnies de finance, de commerce ou d’industrie, même lorsque les immeubles en dépendent, sont aussi réputés meubles. Les animaux, considérés autrefois comme immeubles par destination, sont désormais réputés meubles. Napoléon a joué un rôle décisif dans la création de ce code, même s’il n’en est pas l’auteur technique. Il a fortement soutenu sa rédaction, suivi de près les débats, et assisté personnellement à plusieurs séances du Conseil d’État lors de son élaboration. Les animaux sont intègré dans l’ordre juridique civil de manière très pragmatique. Pas d’hostilité particulière, ni encore moins de panique face aux chats. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi les musées ont-ils le dernier mot lors des enchères ? 2:12
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En France, les musées nationaux disposent d’un droit de préemption lorsqu’une œuvre d’art ou un objet historique est mis en vente aux enchères. Ce mécanisme leur permet d’acquérir des pièces importantes pour les collections publiques, en priorité sur tout autre acheteur. Ce droit est encadré par le Code du patrimoine et repose sur une procédure bien précise. Le principe du droit de préemption Le droit de préemption est une prérogative qui permet à l’État, par l’intermédiaire d’un musée national (comme le Louvre, Orsay ou le Centre Pompidou), d’acheter une œuvre mise aux enchères en se substituant à l’enchérisseur final. Cela signifie que si un collectionneur remporte une enchère pour un tableau, une sculpture ou un manuscrit, l’État peut décider d’acquérir l’objet au même prix adjugé. Ce mécanisme vise à protéger le patrimoine culturel et à éviter que des œuvres d’importance nationale ne disparaissent dans des collections privées ou à l’étranger. Le déroulement de la préemption 1. Identification de l’œuvre Avant une vente aux enchères, les experts des musées analysent le catalogue pour repérer des œuvres présentant un intérêt patrimonial majeur. Les institutions publiques décident alors si elles souhaitent exercer leur droit de préemption. 2. Annonce lors de l’adjudication Lorsque le commissaire-priseur adjugé ! une œuvre à un enchérisseur, un représentant de l’État (souvent un conservateur mandaté) peut immédiatement déclarer : "L’État fait valoir son droit de préemption pour le compte de [nom du musée]". Cette annonce suspend la vente et bloque l’acquisition par l’enchérisseur privé. 3. Validation administrative L’État dispose d’un délai de 15 jours après la vente pour confirmer ou annuler la préemption. Une fois confirmée, l’œuvre rejoint les collections publiques et devient inaliénable, c’est-à-dire qu’elle ne pourra plus être revendue. Un outil stratégique pour la préservation du patrimoine Le droit de préemption permet d’enrichir les musées sans passer par des négociations complexes. Il a notamment permis l’acquisition de chefs-d’œuvre, comme en 2016, où le Louvre a préempté un dessin inédit de François Boucher. Toutefois, ce droit reste limité par les budgets des musées, qui ne peuvent pas toujours rivaliser avec les collectionneurs privés. C’est pourquoi il est parfois complété par des mécénats et des dons, assurant ainsi la sauvegarde du patrimoine national. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi les ours blancs sont systématiquement abattus en Islande ? 2:44
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L’Islande n’est pas une terre d’ours polaires. Pourtant, il arrive que ces grands carnivores y débarquent, à la dérive sur des blocs de glace venus du Groenland. Et quand cela se produit, l’issue est presque toujours fatale pour l’animal : il est abattu. Pourquoi une telle réaction, dans un pays pourtant très attaché à la nature ? La réponse tient à la fois à la biologie, à la géographie, à la sécurité publique et à l’impréparation du pays face à ce visiteur inattendu. D'abord, il faut savoir que l'ours polaire (Ursus maritimus) n’est pas originaire d’Islande. Son habitat naturel s’étend autour du cercle arctique, notamment dans des régions comme le Groenland, le Canada, la Russie ou le Svalbard. Mais avec le réchauffement climatique, les ours sont de plus en plus nombreux à se retrouver sur des morceaux de banquise détachés, qui dérivent sur des centaines de kilomètres. L’Islande se trouvant à environ 300 km des côtes sud du Groenland, ces blocs glacés peuvent parfois s’échouer sur ses rivages, transportant avec eux un passager inattendu. Depuis le début du XXe siècle, moins de 100 ours polaires ont été aperçus en Islande, dont une vingtaine depuis 1880. La majorité ont été abattus dès leur arrivée, une politique controversée mais soutenue par les autorités islandaises. Le dernier cas documenté remonte à juin 2008, lorsqu’un ours a été tué dans le nord du pays, près de Skagafjörður. Quelques semaines plus tôt, un autre avait connu le même sort à Hraun, à l’est. Pourquoi ne pas les capturer et les relâcher ailleurs ? C’est la première question que se posent beaucoup d’Islandais eux-mêmes. Mais en pratique, cela se révèle extrêmement complexe. L’Islande ne dispose d’aucune infrastructure adaptée pour accueillir temporairement un ours polaire, animal sauvage, dangereux et protégé. Les opérations de capture nécessiteraient l’intervention de vétérinaires spécialisés, des tranquillisants, des cages renforcées, un transport sécurisé… et tout cela doit être organisé en quelques heures, parfois dans des zones isolées. De plus, les ours qui atteignent l’Islande sont souvent affamés, après des jours ou des semaines de dérive. En quête de nourriture, ils peuvent se rapprocher des habitations humaines, ce qui représente un risque réel pour la population. Un ours adulte mesure jusqu’à 3 mètres debout et peut peser plus de 600 kilos. Les autorités justifient donc leur décision par le principe de précaution, en affirmant que la sécurité des habitants passe avant tout. Cette politique fait débat. Des associations de protection des animaux ont réclamé des solutions alternatives, comme la mise en place d’une équipe spécialisée ou la construction d’un enclos temporaire. Mais pour l’instant, rien n’a changé. Tant que les moyens logistiques ne sont pas réunis, les ours polaires continuent d’être abattus dès qu’ils mettent les pattes sur le sol islandais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi y a-t-il autant de maisons abandonnées au Japon ? 2:21
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Le Japon est confronté à un phénomène préoccupant : la multiplication des akiyas (空き家), ces maisons abandonnées qui se comptent en millions à travers le pays. Selon le dernier recensement, environ 8,5 millions de logements sont considérés comme vacants, soit près de 14 % du parc immobilier. Plusieurs facteurs expliquent cette situation unique, alliant démographie en déclin, migrations internes et héritages compliqués. Un déclin démographique massif Le Japon connaît un vieillissement accéléré de sa population, avec un taux de natalité extrêmement bas et une population qui diminue depuis plusieurs années. En 2023, le pays comptait moins de 125 millions d’habitants, et cette baisse continue entraîne un exode rural massif. Dans de nombreuses campagnes et petites villes, les jeunes quittent leur région natale pour chercher du travail dans les grandes métropoles comme Tokyo, Osaka ou Nagoya. Résultat : des maisons familiales sont laissées à l’abandon, faute d’héritiers prêts à y habiter. Une migration vers les grandes villes L’urbanisation a profondément modifié la répartition de la population japonaise. Depuis les années 1950, les zones rurales se vident au profit des mégapoles dynamiques, où se concentrent les opportunités professionnelles. Des villages entiers se retrouvent presque désertés, avec une diminution des services publics et commerces, rendant ces zones encore moins attractives pour de nouveaux habitants. Un marché immobilier rigide et peu favorable à la rénovation Au Japon, les maisons perdent rapidement de leur valeur, à l’inverse des terrains sur lesquels elles sont construites. Une maison de 30 ans est souvent considérée comme obsolète, et les Japonais préfèrent construire du neuf plutôt que de rénover. De plus, les normes antisismiques évoluent régulièrement, rendant certains bâtiments trop coûteux à mettre à jour. Des héritages compliqués Lorsqu’un propriétaire décède, les maisons sont souvent transmises aux héritiers. Mais entre taxes élevées, coûts d’entretien et manque d’intérêt, beaucoup préfèrent les laisser à l’abandon. Certaines akiyas appartiennent à plusieurs héritiers, rendant leur gestion complexe et bloquant leur mise en vente. Des initiatives pour revitaliser ces maisons Face à cette crise, certaines municipalités proposent des programmes incitatifs, comme des ventes à prix symbolique (1 000 à 10 000 euros) ou des subventions pour la rénovation. Mais inverser la tendance reste un défi de taille. Ainsi, la prolifération des akiyas reflète des enjeux profonds : vieillissement de la population, exode rural et marché immobilier rigide. Un problème que le Japon devra relever dans les années à venir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Avec quoi s’essuyait-on avant l’invention du papier toilette ? 2:16
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Pour écouter l'épisode sur les obélisuqes: Apple Podcasts: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-les-%C3%A9gyptiens-construisaient-ils-des-ob%C3%A9lisques/id1408994486?i=1000701195089 Spotify: https://open.spotify.com/episode/6nUj7xgxJ3hI7yc2sNjXYR?si=9302caa0cecb4cff ----------------------- Avant l’apparition du papier toilette, les humains ont utilisé divers matériaux selon les époques, les cultures et les moyens disponibles. L’hygiène intime a toujours été une préoccupation, mais les solutions variaient largement d’un endroit à l’autre. 1. L’Antiquité : pierres, éponges et bâtons Dans l’Antiquité, les Romains utilisaient un objet appelé tersorium : une éponge attachée à un bâton, trempée dans de l’eau ou du vinaigre après usage. Cet outil était partagé dans les latrines publiques et stocké dans un seau. D’autres civilisations antiques, comme les Grecs, utilisaient des pierres lisses (pessoi) ou des tessons de poterie. 2. Le Moyen Âge : chiffons et végétaux À l’époque médiévale, l’hygiène variait selon le statut social. Les nobles utilisaient des chiffons en lin ou de la laine, tandis que les classes populaires se servaient de paille, de foin, de feuilles ou de mousse. Les marins, eux, employaient de simples cordes trempées dans l’eau de mer. 3. Les pratiques en Asie : bambou et papier En Chine, le papier était utilisé pour l’hygiène dès le VIe siècle. Des documents du XIVe siècle attestent que l’empereur Ming en faisait produire des milliers de feuilles chaque année pour son usage personnel. Au Japon, on utilisait des bâtonnets de bois (chūgi) pour se nettoyer. 4. L’époque moderne : journaux et catalogues En Europe et en Amérique, avant la généralisation du papier toilette au XIXe siècle, les gens utilisaient des vieux journaux, des catalogues ou des almanachs. Aux États-Unis, le catalogue Sears-Roebuck était très populaire dans les toilettes extérieures. 5. L’invention du papier toilette Le premier papier toilette commercialisé est apparu en 1857 aux États-Unis, sous forme de feuilles individuelles, inventé par Joseph Gayetty. En 1890, la marque Scott a introduit le rouleau perforé, qui s’est progressivement imposé dans les foyers. Conclusion Avant le papier toilette, l’humanité a fait preuve d’inventivité en utilisant des matériaux naturels et divers objets. Aujourd’hui, si le papier toilette est la norme en Occident, d’autres méthodes comme le bidet ou les douches hygiéniques restent courantes dans plusieurs régions du monde, perpétuant des pratiques anciennes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Pourquoi l’hymne national polonais rend-il hommage à Napoléon ? 2:00
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L’hymne national de la Pologne, la "Marche de Dąbrowski" (Mazurek Dąbrowskiego en polonais), est un chant patriotique adopté officiellement en 1927. Il se distingue par un fait unique : il contient un hommage explicite à Napoléon Bonaparte, ce qui est exceptionnel pour un hymne national. Le contexte de la création de l’hymne La Marche de Dąbrowski est composée en 1797 par Józef Wybicki, un écrivain et patriote polonais, pour soutenir les légions polonaises dirigées par Jan Henryk Dąbrowski. Ces légions étaient formées en Italie pour combattre aux côtés de Napoléon contre les Autrichiens, dans l’espoir de restaurer un État polonais indépendant. À cette époque, la Pologne avait été démantelée et partagée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche à la suite des partages de la Pologne (1772, 1793 et 1795). Il n’existait plus de nation polonaise souveraine, et l’armée polonaise était réduite à une force dispersée. Les patriotes polonais voyaient donc en Napoléon un libérateur potentiel qui pourrait restaurer leur pays. Le passage dédié à Napoléon L’un des couplets les plus marquants de l’hymne mentionne directement l’Empereur français : "Jak Czarniecki do Poznania" "Po szwedzkim zaborze," "Dla ojczyzny ratowania" "Wrócim się przez morze." Suivi d’une référence plus explicite : "Dał nam przykład Bonaparte," "Jak zwyciężać mamy." Ce qui se traduit en français par : "Bonaparte nous a donné l’exemple" "De la manière dont nous devons vaincre." Cette phrase exprime la confiance des Polonais en Napoléon et leur espoir qu’il les aiderait à récupérer leur indépendance. L’espoir déçu, mais un héritage durable En 1807, Napoléon crée le Duché de Varsovie, un État polonais semi-indépendant sous son influence, ce qui renforce encore son prestige parmi les patriotes polonais. Mais après la défaite de Napoléon en 1815, ce duché est absorbé par la Russie. Malgré cet échec, Napoléon reste une figure admirée en Pologne, et l’hymne national conserve cette référence, symbole d’un espoir inébranlable de liberté. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…
Le brutalisme est un mouvement architectural. Le terme "brutalisme" vient du français béton brut, utilisé par l’architecte suisse Le Corbusier pour décrire l’aspect brut du béton après décoffrage. C’est dans les années 1950 que le mouvement prend son essor avec les architectes Alison et Peter Smithson, qui revendiquent une architecture honnête, où les matériaux et la structure ne sont pas dissimulés sous des finitions décoratives. Dans les années 1960 et 1970, le brutalisme devient un style dominant, notamment pour les bâtiments publics (universités, mairies, bibliothèques) et les logements sociaux. Son influence s’étend à travers le monde, particulièrement en Grande-Bretagne, en France, en Union soviétique et aux États-Unis. Principales caractéristiques du brutalisme 1. Béton brut exposé : Pas d’enduit, pas de peinture, les bâtiments affichent directement la texture du béton. 2. Formes massives et angulaires : L’architecture brutaliste privilégie des volumes imposants, des lignes droites et des structures souvent monolithiques. 3. Matériaux apparents : Outre le béton, on trouve de la brique, de l’acier et du verre, laissés à l’état brut. 4. Fonctionnalité et minimalisme : Les bâtiments sont conçus pour répondre à un usage précis, sans ornementation superflue. 5. Expression de la structure : Les éléments architecturaux (escaliers, piliers, poutres) sont volontairement exposés et mis en avant. Exemples emblématiques La Cité radieuse (1947-1952, Marseille) de Le Corbusier Le Barbican Estate (1965-1976, Londres) La Bourse du Travail (1972, Bobigny) Le siège du Parti communiste français (1971, Paris) par Oscar Niemeyer Déclin et renouveau Dans les années 1980, le brutalisme est critiqué pour son aspect froid et oppressant. Beaucoup d’édifices brutalistes sont détruits ou délaissés. Pourtant, depuis les années 2010, il connaît un regain d’intérêt, notamment dans l’art contemporain et le design urbain, où son esthétique radicale inspire de nouveaux projets. Aujourd’hui, le brutalisme est reconnu comme un courant architectural majeur du XXe siècle, apprécié pour son audace et sa force expressive. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…

1 Quelle est l'origine stupéfiante du verbe “décimer” ? 2:28
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Le mot « décimer » vient du latin decimare, qui signifie « prélever un dixième ». Son origine remonte à une pratique disciplinaire redoutée dans l’armée romaine, utilisée pour punir une unité jugée coupable de lâcheté, de mutinerie ou de désobéissance grave. 1. Le principe de la décimation Lorsqu’une légion romaine faiblissait au combat ou se révoltait, le général pouvait ordonner la décimation (decimatio). Cette punition consistait à exécuter un soldat sur dix, tiré au sort parmi les fautifs. Les hommes étaient alignés, et on formait des groupes de dix. Chaque groupe devait choisir un homme, qui était ensuite exécuté par ses propres compagnons, souvent à coups de bâton ou d’épée. Les survivants subissaient en plus des humiliations : rationnement, perte de leur équipement ou exclusion des honneurs militaires. 2. Un moyen de restaurer la discipline L’armée romaine était célèbre pour sa rigueur et sa discipline. La décimation, bien que rare, servait à terroriser les troupes et empêcher toute forme d’insubordination. Elle envoyait un message fort : l’échec collectif entraînait des conséquences individuelles aléatoires, même pour ceux qui n’avaient pas personnellement failli. 3. Des exemples historiques célèbres Plusieurs sources antiques mentionnent l’usage de la décimation. Appien et Tite-Live racontent qu’en 471 av. J.-C., le consul Appius Claudius Sabinus aurait décimé une unité après une défaite face aux Éques. Crassus, en 71 av. J.-C., aurait utilisé cette méthode pour punir ses légions après un échec contre l’armée de Spartacus. Marc Antoine, au Ier siècle av. J.-C., aurait recouru à la décimation pour rétablir l’ordre parmi ses troupes. 4. Évolution et disparition de la pratique Avec le temps, la décimation est devenue de moins en moins courante, car elle était jugée trop brutale et démotivante. Elle a progressivement disparu avec l’évolution des stratégies militaires et l’introduction de sanctions plus ciblées. 5. Un sens moderne détourné Aujourd’hui, le mot « décimer » signifie souvent « exterminer en grand nombre », alors qu’il signifiait à l’origine « tuer un sur dix ». Cet élargissement du sens s’est produit avec le temps, notamment à partir du XVIIe siècle, où l’usage figuré a pris le dessus sur l’origine militaire stricte. Ainsi, derrière ce mot se cache une pratique romaine impitoyable, rappelant la dureté du monde militaire antique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…
La loi du mort-kilomètre est une expression qui désigne un phénomène médiatique et psychologique : plus un événement tragique se déroule près de nous, plus il nous touche émotionnellement et attire l’attention des médias. À l’inverse, un drame identique survenant à des milliers de kilomètres suscitera beaucoup moins d’émotion et de couverture médiatique, même s’il est bien plus meurtrier. Origine et principe Le mot "kilomètre" met en évidence la dimension géographique de cette règle implicite, utilisée notamment dans le journalisme. L’idée sous-jacente est que "la mort d’une personne proche géographiquement et culturellement vaut médiatiquement plus que celle de centaines d’étrangers lointains". Ce phénomène repose sur plusieurs facteurs : 1. La proximité géographique : Un accident ou une catastrophe ayant lieu dans notre ville ou pays nous paraît toujours plus marquant qu’un drame similaire à l’étranger. 2. La proximité culturelle et sociale : Nous nous identifions plus facilement aux victimes qui partagent notre langue, nos habitudes ou notre mode de vie. 3. L’effet médiatique et économique : Les médias privilégient souvent les événements locaux ou nationaux, car ils génèrent plus d’audience et d’émotions chez les spectateurs. Exemples concrets Un attentat qui fait 5 morts en Europe peut faire la une des journaux pendant plusieurs jours, tandis qu’un attentat causant des centaines de victimes en Asie ou en Afrique est souvent relayé de manière plus brève. Une catastrophe naturelle en France, comme une tempête ou une inondation, déclenche une mobilisation intense, alors que des typhons meurtriers en Asie peuvent être à peine mentionnés. Une perception biaisée du monde Ce phénomène a des conséquences importantes : Il fausse notre perception des risques : On peut croire que certains événements sont plus fréquents qu’ils ne le sont réellement, simplement parce qu’ils sont plus médiatisés. Il influence les politiques publiques et l’aide internationale : Certains drames attirent plus d’attention et de fonds humanitaires que d’autres, non pas en raison de leur gravité, mais de leur visibilité médiatique. Approfondir le sujet avec des études et ouvrages Ce concept a été exploré par plusieurs chercheurs et journalistes : 1. "Manuel de journalisme : Écrire pour le journal" – Yves Agnès : il explique comment la proximité géographique et émotionnelle influence la hiérarchisation des nouvelles dans les médias. 2. "Le fait divers" – Annick Dubied et Marc Lits : ils analysent le rôle du fait divers dans la société et la manière dont la proximité affecte la couverture des événements. 3. "La loi du mort-kilomètre n'est pas automatique" – La Revue des Médias (INA) : cet article nuance le concept en montrant que d’autres facteurs (intérêt stratégique, actualité dominante) influencent aussi la couverture médiatique 4. "La proximité dans les médias : retour sur une 'loi'" – Jean-Marie Charon : il analyse comment la proximité influence la sélection et le traitement de l'information Conclusion La loi du mort-kilomètre est un biais naturel mais amplifié par les médias, qui accordent plus d’importance aux tragédies proches. Cette inégalité de traitement pose la question de la responsabilité des journalistes et de notre propre perception du monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.…
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